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Pourquoi les formats classiques ne suffisent plus pour travailler les dynamiques collectives

Dans la plupart des organisations, lorsqu’un collectif dysfonctionne, la réponse est souvent la même : organiser un séminaire, proposer une formation classique ou planifier davantage de réunions.


Ces formats ont leur utilité. Mais ils peinent souvent à traiter ce qui se joue réellement dans les dynamiques collectives.


Car les difficultés rencontrées par les équipes ne relèvent pas uniquement d’un manque d’outils ou de méthodes.


Elles relèvent souvent de mécanismes humains plus profonds : influence, pouvoir, fatigue cognitive, évitement du conflit ou encore stratégies individuelles au sein du groupe.


High angle view of a group of people engaged in an escape game
Des participants concentrés sur un jeu de plateau, cherchant la décision adaptée.

La réalité des réunions en entreprise


Les réunions sont censées être le lieu central de la décision collective. Pourtant, les données montrent un décalage important entre leur intention et leur efficacité réelle.


Une enquête citée par la Harvard Business Review indique que 71 % des cadres dirigeants considèrent leurs réunions comme inefficaces et improductives.


D’autres études montrent que 56 % des réunions ne débouchent sur aucune décision claire, ce qui génère frustration, perte de temps et ralentissement des projets.


Ce paradoxe est frappant :les organisations passent énormément de temps à se réunir pour décider… sans toujours réussir à décider.


Ce que les formats classiques ne permettent pas de voir


Le problème n’est pas uniquement organisationnel. Il est systémique.

Dans une réunion, plusieurs phénomènes invisibles influencent les décisions :

  • le poids de la hiérarchie

  • les alliances informelles

  • la peur du conflit

  • la fatigue décisionnelle

  • la recherche de consensus plutôt que de clarté


Ces dynamiques restent rarement explicitées.


Les formations classiques, basées sur la transmission de contenus, permettent de comprendre des concepts. Mais elles permettent rarement d’observer ces mécanismes en action.


L’apport des dispositifs immersifs


C’est précisément pour rendre visibles ces dynamiques que se développent aujourd’hui des approches issues de la ludopédagogie, des serious games et des dispositifs immersifs.


Le principe est simple : changer le cadre pour permettre au collectif de se voir fonctionner.


Dans un dispositif immersif, les participants ne discutent pas seulement de leurs pratiques. Ils vivent une situation structurée qui reproduit certains mécanismes organisationnels :


  • prise de décision sous contrainte

  • coopération entre acteurs aux intérêts différents

  • gestion du stress et du temps

  • arbitrages collectifs


Ces situations permettent d’observer concrètement les comportements individuels et collectifs.


Ce qui, dans une réunion classique, reste implicite ou tabou, devient observable et analysable.


Du jeu à l’ingénierie collective


Contrairement à certaines idées reçues, ces approches ne consistent pas à “faire jouer les équipes”.


Le jeu n’est pas une finalité.


Il est un dispositif structuré qui permet de créer un espace d’expérimentation sécurisé dans lequel les participants peuvent observer leurs propres dynamiques de décision.


C’est dans cette logique que s’inscrivent les dispositifs conçus au sein d’IMMERSIA, comme l’expérience immersive Crokahuete.


L’objectif n’est pas d’animer un moment ludique. L’objectif est de permettre aux collectifs de prendre conscience de leurs modes de fonctionnement et d’expérimenter d’autres façons de décider et de coopérer.


Vers une nouvelle manière de travailler les collectifs


Les organisations évoluent dans des environnements de plus en plus complexes. Les décisions sont plus nombreuses, plus rapides et souvent plus incertaines.


Dans ce contexte, la capacité d’un collectif à décider ensemble devient une compétence stratégique.


Mais cette compétence ne s’enseigne pas uniquement par des méthodes ou des outils.

Elle s’entraîne.


Et pour s’entraîner, les collectifs ont besoin d’espaces où ils peuvent observer leurs dynamiques réelles, expérimenter d’autres manières de fonctionner et développer une véritable conscience collective de leurs mécanismes de décision.

 
 
 

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