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Ce que les réunions montrent… et ce qu’elles cachent

Saviez-vous que 75 % des réunions sont jugées inefficaces par ceux qui y participent ?

Ce n'est pas un manque d'ordre du jour. C'est un manque de conscience de ce qui se joue "sous la table".


Les réunions sont censées être des sanctuaires de la décision collective. En réalité, elles sont souvent le théâtre de phénomènes complexes, puissants et... rarement nommés.


Le théâtre des ombres


Les réunions sont théoriquement le poumon de l’entreprise, l’espace où l’intelligence collective est censée s’exprimer pour orienter le navire. Pourtant, la réalité est souvent plus sombre : elles sont le théâtre de phénomènes complexes, puissants, et pourtant rarement nommés. On y parle d'objectifs et de KPIs (indicateurs), mais on y tait l'essentiel.


  • Les jeux de pouvoir : Qui a le dernier mot ? Qui valide d'un simple hochement de tête ? Le poids hiérarchique étouffe souvent l'idée brillante mais timide.


  • Les stratégies d’influence : Les alliances qui se nouent avant même de franchir la porte. Ce ne sont pas des vides, ce sont des messages. Un silence peut signifier un désaccord profond, une peur du conflit ou une désolidarisation tacite.


  • La fatigue cognitive : Décider coûte de l'énergie. En fin de journée, on ne décide plus par conviction, mais par épuisement, acceptant le "consensus mou" pour enfin clore la séance. Ce moment où, après 3 heures, on valide n'importe quoi juste pour pouvoir partir.


  • L’évitement de décision : L'art de créer une sous-commission pour ne pas avoir à trancher aujourd'hui. Le fameux "On va créer un groupe de travail" qui cache souvent une incapacité à assumer le risque de la décision ici et maintenant.


On parle d’indicateurs, mais on ne parle jamais de la peur du conflit ou du poids de la responsabilité.


Les dispositifs que je conçois pour IMMERSIA ne sont pas là pour "animer" une réunion de plus. Ils servent à déplacer le cadre. Quand on sort des murs habituels, des tableurs Excel et de l'ordre du jour figé, les comportements se libèrent.


En changeant les règles (le jeu) et les rôles (l'avatar), on brise les masques. Ce qu’on n’osait pas formuler en salle de conseil devient soudainement observable, palpable, presque physique. On ne corrige pas les individus — car ils font ce qu'ils peuvent avec le système qu'on leur donne — on interroge la dynamique.

Ma conviction : Décider ensemble n’est pas une compétence individuelle innée. C’est une dynamique collective qui s’entraîne, comme un muscle.

L'angle : Passer de la "Réunionnite" à la conscience systémique.




High angle view of a colorful board game setup

C’est précisément pour rendre visibles ces mécanismes invisibles que je conçois des dispositifs immersifs.


Pas pour “rendre les réunions plus fun”.

Pas pour faire jouer les équipes.

Mais pour créer des situations où les logiques de pouvoir, d’influence, de stress et d’engagement apparaissent clairement — sans pointer personne du doigt.


Quand le cadre change, les comportements changent. Et quand les comportements deviennent observables, le collectif peut enfin les interroger.


Les réunions ne sont pas inefficaces par manque de méthode.Elles le sont parce que l’on refuse trop souvent de regarder ce qui s’y joue réellement.


Décider collectivement, ce n’est pas aligner des avis autour d’une table.C’est accepter de rendre visibles les tensions, les influences, les fatigues et les non-dits qui orientent nos choix.

Tant que ces dynamiques restent sous la table, on parle de décisions… sans jamais vraiment décider.


Mettre de la conscience dans la décision collective, ce n’est pas ajouter un outil de plus.

C’est changer le cadre pour que le collectif puisse enfin se regarder décider.

 
 
 

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