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Apprendre ne se décrète pas : ça se vit !

Dernière mise à jour : 13 févr.

Pendant longtemps, le jeu a été cantonné à une fonction de détente ou de divertissement. En formation, il a parfois été toléré… rarement assumé. Pourtant, le jeu est l’outil d’apprentissage actif le plus puissant à notre disposition, à condition de ne pas le réduire à sa simple forme "fun".


Pour moi, le jeu n'est pas une distraction : c'est une situation pédagogique de haute précision.


High angle view of a group of people engaged in an escape game
Des participants concentrés sur un jeu de plateau, cherchant la décision adaptée.

Apprendre n'est pas recevoir, c'est expérimenter.


Dans mes pratiques, je ne transmets pas un savoir vertical. J'incarne sur le terrain des concepts qui sont les piliers de la pédagogie moderne :


  • Le socio-constructivisme : On ne construit pas son savoir seul dans son coin. C'est dans l'interaction, le débat et la confrontation aux idées des autres que l'apprentissage s'ancre.

  • La pairagogie : Le groupe est sa propre ressource. Dans mes ateliers, la solution ne vient pas de l’expert au tableau, mais du collectif en mouvement.

  • L’agentivité : C’est le cœur de ma démarche. Redonner à chacun la capacité de se sentir acteur de ses choix et de ses décisions, sans attendre une validation descendante.

Le constat est simple : On retient 10% de ce qu'on lit, mais 90% de ce que l'on fait et que l'on explique aux autres.

Dans mes ateliers — qu’il s’agisse de Crokahuete ou d’autres dispositifs — les participants n’« écoutent » pas une solution. Ils vivent une situation. Ils agissent. Ils testent. Ils se trompent parfois. Et surtout, ils mettent des mots sur ce qu’ils font.


Le jeu comme déclencheur, pas comme finalité


J’utilise des objets volontairement simples : dés à histoires, briques, cartes, plateaux. Leur rôle ? Déplacer le regard. En sortant des outils habituels (PowerPoint, tableurs), on brise les réflexes de défense. On rend visibles des mécanismes invisibles : les jeux de pouvoir, les biais de décision, les freins à la coopération.


Crokahuete, par exemple, n’enseigne rien « par le contenu ». Il crée les conditions pour que les participants observent comment ils décident, comment ils coopèrent, comment ils réagissent sous contrainte.


Mon intention est claire : concevoir des expériences où l’on apprend parce que l’on fait, et non par ce que l’on nous explique.


Des étudiants au Codir : Une approche universelle


Pourquoi cette méthode fonctionne-t-elle aussi bien avec des étudiants en Bac Pro qu'avec des membres d'un Comité de Direction ?

Public

Ce qu'ils viennent chercher

Ce que le jeu leur apporte

Étudiants (Bac Pro à Master)

De la motivation et du sens.

Ils ne sont plus spectateurs, ils deviennent "professionnels" en situation.

Managers & Codir

De l'efficacité et de la cohésion.

Un espace "safe" pour tester des stratégies sans risque financier, mais avec un impact humain réel.

L'enjeu est le même : passer de la théorie à l'incarnation.


Zoom sur Crokahuete : Le laboratoire de la décision


Crokahuete, l'une de mes créations, n’enseigne rien « par le contenu ». Il n'y a pas de manuel de théorie managériale à lire.


À la place, il crée un environnement sous contrainte où les participants :


  1. Agissent en temps réel.

  2. Observent leurs propres comportements de décideurs.

  3. Ajustent leur coopération pour atteindre un objectif commun.


Conclusion


Mon intention est claire : concevoir des expériences où l’on apprend parce que l’on fait. Que ce soit pour une équipe de direction qui doit apprendre à trancher ensemble ou pour des étudiants qui découvrent le monde du travail, le message est identique : L'action est le meilleur professeur.


Le jeu est le pont entre ce que nous savons et ce que nous sommes capables de mettre en œuvre.

 
 
 

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